Les trésors du Tai Ji Quan

Ji,  traditionnellement la troisième porte

"Ji", "Presser" telle que pratiquée dans le style Yang

Le Tai Ji Quan (TJQ) regorge de noms poétiques, d’appellations imagées. Ce sont autant d’évocations symboliques des mouvements et/ou de leur sens martial. Pour cette raison, certains sont traduits dans le respect de leur inspiration (séparer la crinière du cheval, la grue blanche déploie ses ailes…), d’autres emprunts du pragmatisme martial du mouvement ou de la technique (coup de talon, brosser/embrasser le genou). L’apprentissage du TJQ, lorsqu’il repose principalement sur une forme codifiée ressemble donc à une recette de cuisine exotique ou les ingrédients se suivent sans se mélanger : 2 séparer la crinière, 1 grue blanche, 2 brosser le genou, une pincée de sel etc… Comme en cuisine, pour que la sauce prenne,  les ingrédients doivent être intégrés dans un ordre précis. Et il vaut mieux avoir une idée de ce que l’on prépare pour pouvoir l’agrémenter à son palais. Pour cela les experts du Tai Ji Quan ont défini « 8 portes » (ou 8 « trésors »). Encore une métaphore ! Dans d’autres arts martiaux, on parlerait de principes…

Peng, Lu, Ji, An, Caï, Lie, Zhou, Kao :  ces 8 portes forment une étude fondamentale dont l’objet est d’appréhender et de préparer à l’ensemble des mouvements (coordinations) qui composent les formes. En passant par ces portes, ces principes, se forme et se tisse une trame cohérente que la diversité et la multiplicité des mouvements à tendance à effacer. Selon la tradition, ces huit portes contiennent l’essence des techniques. (A noter qu’il s’agit là des techniques du haut du corps, car ces 8 portes ne préparent pas au techniques de jambes du TJQ).
Sans toutefois affirmer qu’il faille maîtriser les 8 portes avant de se lancer dans l’apprentissage des formes, il est certain que de relire chaque mouvement au travers de cette trame permet d’enrichir et affiner les sensations et le sens de la pratique. Cela n’enlève pas le travail de mémorisation nécessaire pour les formes codifiées (surtout les longues, à 76, 80, 85 ou 108 mouvements !). De même il est utile pour comprendre le principe d’envisager son expression de plusieurs façons, selon plusieurs styles : Peng ne s’exprime pas de la même façon en Yang ou en Chen, c’est pourtant le même principe. Et l’expérience montre que parallèlement les formes permettent aussi de mieux capter l’ouverture et la richesse des principes, ce pour quoi ce sont des portes ou des trésors.

Style Yang : à télécharger les 4 portes (Peng Lu Ji An)
Style Chen  : A voir en video, les Huit Trésors par Pol Charoy et Imanou Risselard

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