Tai Ji Quan

Le Tai Ji Quan (Taï Chi Chuan)

Le Tai Ji Quan est un art martial interne. “Interne” parce que  les mouvements se reposent sur les fluides du corps (mouvement global), plus que sur une action volontaire telle que dans la culture sportive (mouvement partitionné). “Martial” car tous les mouvements ont un sens martial pouvant être appliqués de différentes façon. Et en fin “art” car la pratique ouvre sans cesse des portes de recherche et de compréhension.

Il existe plusieurs styles de Tai Ji Quan notamment le Chen (style originel) et le Yang (le plus pratiqué au monde), mais aussi le Sun, deux styles Wu, le style Li… Chaque style ayant plusieurs écoles et chaque école plusieurs lignées, on est rapidement perdu. Pour éviter le piège de la sectorisation/sectairisation, il faut s’en remettre au nom : Tai Ji Quan. La boxe du principe du Tai Ji (le Yin-Yang).

L’étude (quelle que soit le style l’école ou la lignée) se compose de deux activités principales : l’une faite d’enchaînements de mouvements (Tao Lu) exécutés seul(e), à mains nues ou avec armes ; l’autre, sous forme de confrontation sans saisie ni coup (Tui Shou). Dans cette étude, on peut favoriser le mouvement (la fluidité), le circulation interne (Nei Gong), le martial… L’ensemble favorise la compréhension des principes yin-yang de transformation/mutation.

Pleins et Déliés propose des cours de Tai Ji Quan au Centre d’Arts Corporels Generation Tao , ailleurs sous forme de stages ou ateliers (cf agenda). Le style Chen qui explore les spirales et l’alternance des mouvements rapides et lents, dans des postures basses et rondes, développe particulièrement une densité énergétique et athlétique (une main de fer dans un gant de soie). Le style Yang qui en est issu, met plutôt l’accent sur la continuité (dérouler le fil de soie). Les styles qui en descendent favorise la sensibilité (Wu) et la mobilité (Sun).

Tao Lu
Il existe une multitude de Tao Lu (dans chaque style). Les Tao Lu sont des “chorégrahies” plus ou moins complexes visant à entraîner le pratiquant sur les deux plans physique et psychique. Ce ne sont que des outils pédagogiques, proche du répertoire technique. La peur de livrer des secrets et le manque de pédagogie occidentale des premiers maîtres chinois a limité leur apport, et réduit l’art à cette partie formelle. Beaucoup de personnes n’étudient que la forme sans en travailler le sens et les principes, malheureusement.

Chaque Tao Lu, en fonction notamment de sa complexité et de sa longueur, permet, s’il est nourri des principes, d’affiner la maîtrise du pratiquant (son “Kung Fu”).

Le Tui Shou (“mains collantes”)

Le Tui Shou est l’étude à deux des principes de Taiji Quan. Plus qu’une recherche d’efficacité, cela permet le jeu et l’ajustement des perceptions. La répétition des Tao Lu (seul) a tendance à nous couper de la relation, à nous placer dans une bulle sensorielle, comme  certaines  pratiques méditatives. Le Tui Shou nous remet en relation, apporte la dimension de l’autre qui fait partie de nous. Cela nous oblige à une double écoute, intérieure et extérieure. Le jeu martial nous aide à éprouver notre interaction, à ajuster notre présence, notre action. C’est une très bonne école de centrage et d’échange.

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